57. Avatara et rishi, les six mondes

Nous remarquons au travers des âges la naissance d’avataras à toutes les périodes terrestres. De nos jours il en existe demeurant discrets et, en ce qui concerne les rishis, de tout temps ils furent présents. Certains furent reconnus et célèbres, d’autres demeuraient dans l’ombre afin de réaliser une oeuvre subtile sur cette planète peu évoluée.

Ainsi le grand Narada Rsi, manifestation de Dieu et par Lui doté de pouvoirs, propage le service de dévotion dans l’univers entier ainsi que tous les grands dévôts du Seigneur. Parmi eux l’on trouve Srila Vyäsadeva qui a compilé le Srimad Bhagavatam.

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Srila Vyäsadeva

L’explication du Verset VIII est celle ci présente où le traducteur explique que Naraja, auteur du Närada Pancaratra qui est un recueil védique qui a pour but d’emmener tous les karmis (les êtres avides ou très enclin à consommer du matériel, matérialistes dans l’excès de consumérisme et autres) vers la libération.

« L’action intéressée implique l’élaboration de toutes sortes de projets afin d’accroître ses biens matériels. Mais les lois de la nature veulent que chaque action, bonne ou mauvaise, soit suivie d’une réaction, ou conséquence, correspondante, et qui enchaîne son auteur… » ce qui ne donne pourtant pas la signification du « karma » le karma signifie en réalité plus de subtilités que les lois de causes à effet. Beaucoup de nom bouddhiste pour ceux qui ont pris refuge commence par le mot Karma signifiant action et non réaction ! Une définition correcte est celle ci :

« Karma ou karman (कर्म et कर्मन्, de la racine verbale kri, signifie « acte » ou encore « action » ou encore « mise en oeuvre », « oeuvrer« ) est en sanskrit (kamma en pali l’action  sous toutes ses formes, puis dans un sens plus religieux l’action rituelle.  C’est aussi une notion désignant communément le cycle des causes et des conséquences liées à l’existence des êtres sensibles. Il est alors la somme de ce qu’un individu a fait, est en train de faire ou fera ».

LA ROUE DE LA VIE (expliquée de manière sommaire)

Comme nous le dit Bouddha : « Si nous plantons un noyau de mangue, nous obtiendrons un manguier, et lorsque nous plantons une graine de pomme, nous obtiendrons un pommier. Lorsque nous plantons un noyau de mangue, nous n’obtiendrons pas un pommier et lorsque nous plantons une graine de pomme, nous n’obtiendrons pas un manguier. De la même manière, les actes négatifs, grossiers et malsains donnent renaissance dans les mondes inférieurs, et les actes positifs, sains et constructifs mènent nécessairement à renaître dans les mondes supérieurs. » Il n’existe aucune exception possible.

Qui sont donc les êtres sensibles ?

S’il existe une classification ridicule : ce sont les races selon la couleur de la peau et ceci n’est qu’une apparence. Il faut se référer à l’espèce plutôt qu’à la race, « l’espèce » dans le sens de la psychologie profonde élaborée par le bouddhisme tibétain en particulier, au niveau de la Conscience et de l’élévation spirituelle. Ainsi cette classification globale est celle ci :

  1. le monde des dieux ou des êtres célestes (deva) ;
  2. le monde des demi-dieux belliqueux (asura) ; matérialiste, avides.
  3. le monde des être humains (manushya) ;
  4. le monde des animaux (jantu) ;
  5. le monde des faméliques (preta) dans le monde des esprits infernaux ;
  6. le monde des enfers (naraka) ou des démons.

Définition :

Deva :

 Le védisme ancien utilise le mot deva pour évoquer une puissance agissante qui se manifeste dans les phénomènes naturels et mentaux, qui n’est ni ontologique, ni personnelle, ni symbolique, ni surnaturelle (car la conception védique du monde s’apparente au monisme.Les devas principaux du védisme exercent plus d’une fonction. Ces pouvoirs multifonctionnels prennent alors le nom de leur apparence, ainsi Agni (le feu) ou Soma (le jus) évoquent-ils chacun un faisceau de puissances agissantes plus large que les seuls pouvoirs de « brûler » pour le feu ou de « couler » pour l’élixir vital. Une formule peut évoquer des complexités nuancées de puissances agissantes, ainsi Agni tratar permet d’invoquer tous les pouvoirs ordinaires d’Agni, augmentés du pouvoir qui protège

Assura : Les asuras sont des êtres démoniaques dans la mythologie de l’hindouisme. Ils sont des esprits opposés aux devas(parfois appelés sura). Cela peut être confondus avec des maladies mentales appellées psychopathies dans certains cas, tellement ces esprits sont pernicieux, provoquant illusions, se nourrissant du mal qu’ils font. Leur apparence peut être trompeuse à l’extrême. Ils sont destinés à détruire et saccager. Cependant tout être mérite la Compassion de leur état.Condamnés à vivre dans les régions inférieures dans les palais construits par leur architecte Maya, leurs tentatives pour conquérir les cieux est dans l’hindouisme classique à l’origine de la tension permanente qui les oppose aux dieux.

Dans ce cas, les asura peuvent acquérir une telle puissance que l’intervention des divinités majeures, Shiva ou Vishnu qui descend sur terre(avatar)  est nécessaire. Cette opposition est au cœur de la plupart des récits mythologiques indiens:

Dans le Ramayana, Vishnu  s’incarne en Râma  pour lutter contre le démon Ravana  qui avait acquis l’invincibilité mais avait par mépris négligé d’inclure l’homme parmi ses ennemis potentiels

Dans le Mahabharata, les dieux s’incarnent dans les cinq Pândava  pour lutter contre les cent Kaurava  considérés comme des incarnations d’asura.

Manushya : désigne les esprits sensibles en évolution positive, se remettant en question et apportant au monde leurs bienfaits : leur but est avant tout spirituel. 

Preta : 

Selon la loi du karma, la réincarnation en preta est une des mauvaises  possibles pour les défunts dans le bouddhisme, après les enfers et avant l’animalité. Cette destinée peut être traduite comme la « voie de l’avidité », et les preta comme les « êtres affamés », les « démons faméliques », les « esprits avides », condamnés à souffrir de désirs insatiables qu’ils ne peuvent assouvir, tels la faim, la richesse ou le plaisir

Naraka :

En sanskrit : नरक ; en pali : Niraya ; en tibétain  : My-al-ba) désigne les enfers dans l’hindouisme , le jaïnisme et le bouddhisme. Les êtres qui le peuplent sont les narakis. Il y a plusieurs niveaux ou étages infernaux. Plus on descend de niveau plus l’enfer est grand.

Naraka est aussi le nom d’un asura tyran, qui fut tué par Krisna.

La classification habituelle est un ensemble : une étude plus approfondie existe et certains êtres se mélangent entre exprit avide et monde infernal. Donc, il y a une étude existante uniquement sur le sujet : mais actuellement je n’ai pas de livres à proposer sous la main.

La voici :

1. Les dieux

2. Les demi dieux

3. Les esprits sensibles

4. Les esprit affamés

5. Les esprits infernaux

6. Les démons.

Il est évident qu’il ne faut pas prendre cette classification à la lettre mais elle est très intéressante au niveau de l’édification. Par ailleurs, nous nous pencherons également sur la vie de Milarépa et son parcours où ils rencontrent tous ces êtres et surmontent beaucoup de difficultés. Milarépa est à la source du bouddhisme tibétain de la branche kagyupa : la seule branche où les enseignements se pratiquent aussi par le langage télépathique.

Nous aborderons dans l’article suivant la suite de la teneur du Verset VIII ainsi que le suivant car nous entrons dans une phase assez dense et très édifiante du Srimad Bhagavatam.

©Colinearcenciel

N.B. : C’est ainsi qu’il est utile de pratiquer la Vénération (bhakti yoga)sur un plan aussi inférieur afin de recevoir les forces nécessaires et les signes utiles à disposition des âmes de bonne volonté.

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