61. Le premier Manu

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D‘après les Vedas, nous vivons plusieurs ères  subdivisées dont plus précisémment actuellement dans l’ère Svaivasvata Manu dont le XIIème verset parle au cours du premier livre du Srimad Bhagavatam.

Indra luttant contre les assuras

Aucun être n’était apte à remplir des fonctions d’Indra, le roi d’Indraloka, planète céleste. Indra est celui qui lutte contre les Assuras : rappellez vous de ceux ci dont il fut question : les êtres avides et matérialistes prêts à tout pour abîmer les mondes matériels par leurs avidités et priver autrui des biens minimum à leur subsistance. La planète céleste se trouve parmi les planètes spirituelles. La planète terre : planète matérielle parmi d’autres, manquent cruellement d’êtres vertueux et de ce fait, le Seigneur apparaît lui même sous la forme de Brahmä ; Krihna, Prajapati , Indra… toujours assisté d’autres devas et sous le nom de Yajna dirigeant les affaires de l’univers. Le verset XII dont voici la traduction, le signifie :

Le septième avatära fut Yana, fils de Prajäpati Rui et d’Aküti, son épouse. Il règna, assisté de devas comme Yama.Son fils et d’autres au cours de l’ère du Sväyambhuva Manu.

Héléna Blavatsky le décrit ainsi dans son glossaire théosophique :

« MANU (sans.) : Le grand législateur indien. Le nom provient de la racine sanskrite man « penser » – l’humanité en réalité, mais il représente Svâyambhuva, le premier des Manus, qui jaillit de Svâyambhu, « l’auto-existant », d’où le Logos, et le progéniteur de l’humanité. Manu est le premier Législateur, presque un être divin.


MANU SVAYAMBHUVA  : L’homme céleste. Adam Kadmon, la synthèse des quatorze Manus. 

Manu est un terme trouvé avec diverses significations dans différentes mythologies de l’hindouisme. Dans les premiers textes, il se réfère à l’homme archétypal, ou au premier homme (progéniteur de l’humanité). Le terme sanskrit pour «humain», मानव  signifie «de Manu» ou «enfants de Manu». Dans les textes postérieurs, Manu est le titre ou le nom des sages-maîtres mystiques de la terre, ou alternativement comme la tête des dynasties mythiques qui commencent avec chaque kalpa  cyclique (aeon) quand l’univers est né de nouveau. Le titre du texte Manusmriti  utilise ce terme comme un préfixe, mais se réfère à la première Manu – Svayambhuva, le fils spirituel de Brahma. 


MANUS (sans.) : Les quatorze Manus sont les protecteurs ou gardiens des cycles raciaux dans un Manvantara, ou Jour de Brahmâ.

Les Manus primordiaux sont au nombre de sept ; ils deviennent quatorze dans les Purânas ».

Peut on dire aujourd’hui que la situation soit similaire ? Certainement : l’évolution des mondes matérialistes semble statique au travers des âges et exige un travail essentiellement spirituel d’éveil des consciences endormies qui s’imaginent, dans leur incarnation, former un tout compact, l’esprit fermé aux autres dimensions. Les aides célestes viennent fort heureusement au secours des êtres sensibles qui se sont incarnés pour réaliser des tâches particulières, à très petites échelles (ou plus grands actes que la norme), au cours de leurs aventures sur terre : ainsi, ce que certains nomment « les êtres de lumière » (ceux ci sont en général assez modeste que pour permettre une telle appellation) ou encore « les indigos » existant depuis des milliers d’années, sont animés de dons et d’éveil précosse à l’observation au sein même de leur vie sur terre afin d’agir ensuite au travers de bien des destins puisqu’ils ont choisi et ont été choisi pour accomplir certaines oeuvres positives. De ce fait, dans les mondes inférieurs matérialistes, ils subissent beaucoup d’attaques de la part des insolents adversaires de la vérité et des lois naturelles divines auxquelles ils se soustrayent avec une autorité vaine,provoquant de grands ravages et de terribles souffrances et agissant notamment sur la sphère terrestre subissant chaos et assauts aggressifs,violences et guerres. Ces esprits semant désordres et répressions se sentent investis d’un pouvoir illimité jusqu’à soumettre des populations aux pires vilenies dont ils tirerons profits. C’est ainsi d’ailleurs, comme nous le verrons par la suite, que les Vedas affirment qu’aucun être réellement spirituel ne pratique de la politique, celle ci étant source de grands malheurs pour ce qui est communément appellé « l’humanité ».

Dans le Vishnu Purana, Vaivasvata, aussi connu comme Sraddhadeva ou Satyavrata, était le roi de Dravida avant la grande  inondation (déluge).  Il a été averti de l’inondation par l’avatar Matsya  (poisson) de Vishnu , et a construit un bateau qui a transporté et protégé les Vedas, la famille de Manu et les sept sages  mis en sûreté, aidé par Matsya. Le mythe est répété avec des variations dans d’autres textes, y compris le Mahabharata  et quelques autres Puranas.

Manu Svayamvanbhuva sauvé des eaux par Matsya le poisson. Matsya qu’il avait lui aussi protégé lorsqu’il était petit, l’emmenant de bassin en bassin pour le protéger des prédateurs.

 Il est semblable à d’autres mythes d’inondation  tels que celui de Gilgamesh et de Noah. 

«Les Manus eux-mêmes sont considérés comme des incarnations partielles de la Personne Suprême de Dieu».

Le prénom Manuel ou Emmanuel, peut provenir de cette origine lointaine.

@Colinearcenciel ou Coline Arcenciel

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