5. Table d’Emeraude Thot Tablette V

J’ai souvent rêvé de l’Atlantide qui fut ensevelie dans la nuit des temps et qui durant des millénaires éclaira l’obscurité de tous ses feux.

C’est là que vécu HORLET le Seigneur qui régna sur la terre de toutes les créatures grâce à son pouvoir fabuleux.

De son temple le maître de UNAL était le Rois des nations, le Sage parmi les sages, la Lumière de SUNTAL, le Gardien de la voie et la Lumière de la terre durant l’époque de l’Atlantide.

Le maître HORLET provenait d’un autre plan. Bien qu’il se soit incarné dans un corps d’homme il les dépassait tous par son savoir.

Il fut le Soleil de son époque. Détenteur de la Sagesse universelle, il enseigna aux hommes la voie de la Lumière et de la réalisation. Il maîtrisa l’obscurité et conduisit l’âme des hommes vers des sommets qui étaient Un avec la lumière.

Avec le pouvoir de YTOLAN il savait condenser l’ETHER pour constituer une substance palpable qui prenait la forme qu’il concevait avec son esprit.

D’une couleur noire sans être noire, obscure comme l’espace-temps, cette substance était L’ESSENCE DE LA LUMIÈRE.

Il divisa la terre en dix royaumes qu’il confia au gouvernement des hommes et dans le onzième l’habitant de UNAL construisit un temple fabuleux grâce au pouvoir de son Logos qui moulait et formait l’Ether selon son vouloir.

Espace après espace, ce temple se mit à grandir et s’étendit sur une superficie de plusieurs lieux jusqu’à couvrir l’île de ses splendeurs.

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Profitons de ce texte très poétique pour en savoir plus sur l’origine de la Table d’émeraude.

« La Table d’émeraude et sa découverte légendaire sont citées pour la première fois dans son De essentiis (1143) par Herman de Carinthie, ami de Robert de Chester, le traducteur en 1144 du Liber de compositione alchimiæ considéré comme le premier traité d’alchimie en occident.


Un commentateur anonyme du XIIème siècle explique que « « le père de tout le télesme » signifie « de tout le secret ». En effet, la divination chez les Arabes se dit « télesme » ; cette divination est donc supérieure à toutes les autres » ; par la suite seul le sens de secret fut retenu.
On la retrouve dans le De mineralibus d’Albert le Grand vers 1256.


Vers 1275-1280, Roger Bacon traduit et commente le Secret des Secrets, et par une interprétation entièrement alchimique de la Table d’émeraude, en fait un résumé allégorique du Grand OEuvre.
Le commentaire le plus connu est celui de l’Hortulain, alchimiste dont on ne sait presque rien, dans la première moitié du XIVème siècle du : « Moi donc Hortulain, c’est-à-dire jardinier, […] j’ai voulu mettre en écrit la déclaration et explication certaine des paroles d’Hermès, père des philosophes, quoiqu’elles soient obscures ; et déclarer sincèrement toute la pratique de la véritable œuvre.

Et certes il ne sert de rien aux philosophes de vouloir cacher la science dans leurs écrits, lorsque la doctrine du Saint Esprit opère ».

Ce texte se situe dans la lignée de l’alchimie symbolique qui se développe au XIVème siècle, avec notamment les textes attribués au médecin catalan Arnaud de Villeneuve,  qui poussent la comparaison allégorique entre les mystères chrétiens et les opérations alchimiques. Dans le commentaire de l’Hortulain, dépouillé de considérations pratiques, le grand oeuvre  est une imitation de la création divine du monde à partir du chaos :  “Et comme toutes choses ont été et sont venues d’un par la méditation d’un” : Il [Hermès Trismégiste] donne ici un exemple disant : comme toutes choses ont été et sont sorties d’un, c’est à savoir, d’un globe confus “par la méditation”, c’est-à-dire, par la pensée et création d’un, c’est-à-dire, de Dieu tout-puissant. »

Le soleil et la lune représentent l’or et l’argent alchimiques. L’Hortulain interprète le « télesme » comme « secret » ou « trésor » : « On lit ensuite : « Le père de tout le télesme du monde est ici », c’est-à-dire : dans l’œuvre de la pierre se trouve la voie finale. Et notez que le philosophe appelle l’opération ‘père de tout le télesme’, c’est-à-dire de tout le secret ou tout le trésor du monde entier, c’est-à-dire de toute pierre découverte en ce monde ».
La Tabula Chemica de Senior, dans laquelle la table est gravée de symboles, est traduite dès le XIIème siècle ou le XIIIème siècle.

Et à partir de 1420, de larges extraits en sont repris dans un texte illuminé, l’Aurora consurgens, qui est l’un des tout premiers cycles de symboles alchimiques. Une des illustrations montre la découverte de la table d’Hermès, dans un temple surmonté d’aigles sagittaires (représentant les éléments volatils).

Ce motif est fréquemment repris dans les imprimés de la Renaissance, et est l’expression visuelle du mythe de la redécouverte du savoir antique — la transmission de ce savoir, sous forme de pictogrammes hiéroglyphiques lui permettant d’échapper aux déformations de l’interprétation humaine et verbale.

À la Renaissance s’impose l’idée qu’Hermès Trismégiste est le fondateur de l’alchimie, en même temps que la légende de la découverte évolue et s’entremêle aux récits bibliques. C’est notamment le cas à la fin du XVème siècle dans le Livre de la philosophie naturelle des métaux du pseudo-Bernard le Trévisan : « Le premier inventeur de cet Art ce fut Hermès le Triple : car il sut toute triple philosophie naturelle, savoir Minérale, Végétale et Animale ». Il retrouve après le déluge, dans la vallée d’Hébron, celle où Adam vivait après avoir été chassé du paradis terrestre,sept tables de marbre sur lesquelles sont gravés les principes des sept arts libéraux.  Il en tire un bref ouvrage (qui reproduit le début de la Table d’émeraude), qui passe à son disciple Pythagore,   puis à Platon, Aristote  et enfin à Alexandre le Grand.   Ainsi, la sagesse antédiluvienne s’est transmise, indépendamment de la révélation faite à Moïse au Sinaï.
Elle évolue encore avec Jérôme Torella, dans un livre d’astrologie Opus Praeclarum de imaginibus astrologicis (Valence, 1496), où c’est Alexandre le Grand qui, en se rendant à l’oracle d’Amon en Égypte, découvre une Tabula Zaradi dans le tombeau d’Hermès. Cette histoire est reprise par Michael Maier, médecin et conseiller de l’« empereur-alchimiste » Rodolphe II  dans son symbola aureae mensae (Francfort, 1617), et qui se réfère à un Liber de Secretis chymicis attribué à Albert le Grand.

La même année, il publie le célèbre Atalanta Fugiens (Atalante fuyante), illustré par Théodore de Bry de cinquante emblèmes alchimiques, , chacun accompagné d’un poème, de la partition d’une fugue  et d’explications alchimiques et mythologiques. Les deux premiers emblèmes illustrent un passage de la Table d’émeraude : « le vent l’a porté dans son ventre ; la terre est sa nourrice », et le texte explicatif commence par « Hermès, le plus diligent explorateur de tout secret naturel, dans sa Table d’émeraude, décrit parfaitement, bien que brièvement, l’œuvre de la nature. »

Mais à partir du début du XVIIème siècle, un certain nombre d’auteurs contestent l’attribution de la Table d’émeraude à Hermès Trimégiste, et à travers elle, attaquent l’Antiquité et la validité de l’alchimie. C’est d’abord un alchimiste « repenti », le médecin lorrain Nicolas Guibert, en 1603. Mais c’est le jésuite et génie des langues Athanasius Kircher  qui porte l’attaque la plus forte dans son monumental Oedipus Aegyptiacus (Rome, 1652-53). Il note qu’aucun texte ne parle de la Table d’émeraude avant le Moyen Âge et que sa découverte par Alexandre le Grand n’est évoquée par aucun témoignage antique.

En comparant le vocabulaire utilisé avec celui du Corpus Hermeticum (dont il avait été prouvé par Isaac Casaubon  en 1614, qu’il datait seulement du IIe ou IIIe siècle apr. J.-C.), il affirme que la Table d’émeraude est un faux d’un alchimiste médiéval.

Quant à l’enseignement alchimique de la Table d’émeraude, il ne se résume pas à la pierre philosophale et à la transmutation des métaux, mais porte sur « la substance la plus profonde de chaque chose », la quintessence  des alchimistes.

Dans une autre perspective, Wilhelm Christoph regsmann (de) publie en 1657 un commentaire, dans lequel il essaie de montrer, avec les méthodes linguistiques de l’époque, que la Table d’émeraude n’était pas originellement écrite en égyptien mais en phénicien. 

Il poursuit ses études des textes anciens, et en 1684 soutient qu’Hermès Trismégiste n’est pas le Thot  égyptien, mais le Taaut des Phéniciens, de surcroît fondateur du peuple germanique sous le nom du dieu Tuisto, cité par Tacite.


Entretemps, les conclusions de Kircher sont discutées par l’alchimiste danois Ole Borch  dans son De ortu et progressu Chemiae (1668), où il essaie de séparer les textes hermétiques entre les écrits tardifs et ceux véritablement attribuables à l’ancien Hermès égyptien, parmi lesquels il penche pour classer la Table d’émeraude. Les discussions continuent, et les traités d’Ole Borch et de Kriegsman sont réédités dans la compilation Bibliotheca chemica curiosa  (1702) du médecin suisse Jean-Jacques Manget. Même si la Table d’émeraude est encore traduite et commentée par Isaac Newton, l’alchimie perd progressivement tout crédit scientifique au cours du XVIIIème siècle, avec l’avènement de la chimie moderne, et les travaux de Lavoisier.

Vous trouverez toutes les données sur ce LIEN car, tant il et vrai que la Table d’Emeraude constitue un texte d’une grand poésie mais son histoire et son origine ne sont pas sûre sur le plan scientifique. Cependant, elle inspira beaucoup d’artistes et demeure une source d’inspiration et de Méditation.

Source : wikipédia.

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