
Le sage Narada occupe une place importante dans la mythologie indienne. Il est un grand érudit des arts et le musicien jouant de la veena pour les dieux. Un vagabond qui erre librement entre le ciel et la terre, il est souvent considéré comme le messager de Vishnu. Le mot Nara signifie connaissance et Da signifie ‘celui qui donne’. Ainsi, Narada désigne une personne qui transmet la connaissance et guide ceux qui cherchent son conseil sur le chemin du juste. Dans cette histoire, Narada sera maudit et deviendra un vagabond.
Verset 1
Sûta Gosvämi dit : « Le sage parmi les devas (Narada), confortablement assis, comme souriant s’adresse au Sri d’entre les brähmanas Vyäsadeva ».
Narada sourit car il connaît bien le grande Sage Vyasadeva et la cause de sa déception. L’insatisfaction de Vyasadeva vient qu’il n’a pas suffisamment explicité la science du service de dévotion !
Narada a noté ce manque, et la déception de Vyasa ne fait que confirmer à quel point cette Dévotion est tellement importante au point qu’il regrette de ne pas avoir approfondit cette pratique, même s’il est déjà un dévôt.

Verset 2
Nârada lui dit : « O Vyasadeva, fils de Parasara, te trouves-tu satisfait en identifiant ton moi véritable au corps ou au mental ? »
Cette question des plus pertinentes donne un indice à Nârada quant à la cause de son découragement. Nârada étant le fils d’un puissant Sage a le privilège d’appartenir à une lignée très noble et ne devrait pas connaître une telle déception. Il ne devrait pass identifier l’âme au corps et au mental comme n’importe quel homme du commun, doté d’un pauvre fonds de connaissance.
On ne peut vraiment connaître l’allégresse constante que si l’on est fermement établi dans la réalisation du moi spirituel, lequel se situe au-delà du corps et du mental matériel.
Verset 3 et 4 et 5
Tes questions couvrirent tout, tes études furent complètes, et la preuve en est que tu as compilé ce grand et merveilleux ouvrage, le Mâhâbharata, où abondent les savantes explications védiques. (4) Tu as parfaitement développé la question du Brahman impersonnel, de même que le savoir qui en découle. Pourquoi malgré tout, devrais-tu te sentir concerné, ô noble personnage, et te juger inaccompli ?
Le Vedanta Sûtra ou Brahma Sûtra compilé par Sri Vyasadeva, approfondit pleinement l’aspect impersonnel de la Vérité Absolue, et on l’accepte comme le plus haut traité de philosophie au monde. Il traite de l’Eternité, et ses explications sont très savantes : aucun doute, donc, quant à l’érudition spirituelle de Vyasadeva.
Pourquoi, dès lors, devrait t’il se lamenter?
Verset 5
Tout ce que tu dis de moi est vrai répondit Vyasadeva, et pourtant, je demeure inapaisé. C’est pourquoi, je t’interroge sur la cause profonde de mon insatisfaction, toi le fils de celui qui est né de lui-même (Brahmâ) toi qui ainsi possède un savoir illimité.
Dans l’univers matériel, tous les êtres sont profondément ancrés dans l’idée que le corps ou le mental constitue leur moi véritable.
Par la suite, toute connaissance que l’on diffuse en ce monde se rapporte soit au corps, soit au mental ; et telle est la cause première de toutes les formes d’abattement. Cette vérité, cependant, demeure souvent imperceptible, même pour les plus grands érudits, dans l’ordre matériel. Il est donc nécessaire d’approcher un maître comme Nârada si l’on désir un terme à tout état dépressif. Les versets suivants expliqueront encore davantage l’importance de ce point.
Le grand Sage Vyasadeva médite souvent sur Krishna, le Fils de Vasudeva, qui est Dieu, l’omniprésente Personne Suprême, de qui émanent tous les univers manifestés, en qui ils reposent et par qui est sont anéantis, qui à l’origine enseigna le savoir védique au premier être créé Brahma et qui vit éternellement en Son Royaume spirituel, à jamais libre de l’illusion. Srila Vyasadeva, l’auteur de tous les Vedas, se sentait insatisfait après avoir achevé cette grande oeuvre ; c’est alors que son maître spirituel, Sri Narâda Muni, lui recommanda, pour combler le vide qu’il ressentait, de décrire ouvertement les Divertissements sublimes du Seigneur Suprême Sri Krishna, sur qui il médite au moment d’entreprendre cette tâche finale, dont le fruit est le Srimad Bhagavatam.
L’image se trouve dans le livre papier, oeuvre de traduction de A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupâda. Ce livre on peut le trouver dans les Ashram consacré à Lord Krishna ; il est en trois exemplaires.
Chers lecteurs, nous poursuivons la suite de cet extrait dans le prochain article. Ne vous découragez pas à la lecture de cet ouvrage riche pour l’édification spirituelle. Namasté à vous qui passez par ici.
