
PAROLES DE MA
« La pleine jouissance de la vie ne s’obtient que dans un esprit d’absolu sacrifice. »
Qui peut dire à la suite de quel événement, de quel coup du sort Son appel retentira ? Ne vous laissez pas abattre. Vous êtes vrai, pur, illuminé, libre, éternel.
« Jouir des beautés de ce monde apporte beaucoup de joie.
Aimer le divin donne une béatitude infinie.
Celui qui atteint et Celui qui est atteint sont une seule et même chose.
Que vous adoriez le Christ, Krishna, Kâli ou Allah, vous adorez en fait la lumière unique qui est aussi en vous car elle imprègne tout. Tout émane de la lumière.«
Savez-vous qui est le diable ? Celui qui disperse et interprète le Soi.
« Le JE et le VOUS ne peuvent co-exister. Débarrassez-vous du JE, et sans plus de façon IL se manifestera.
Rien sur terre n’advient par hasard ; une feuille tombe d’un arbre : cela a son propre sens. Que vous en perceviez ou non toute l’implication, il en restera en vous une trace ; peut-être pour une résurrection dans la plénitude du temps.
Le sens de la séparation, faites-le fondre par la dévotion, ou brûlez-le par la connaissance…
Alors, vous connaîtrez votre Soi.
Pour chacun, le chemin est différent. Là où vous êtes commence un chemin. Car il n’y a que LUI et nul autre où que l’on se tourne. LUI-même vous prend en charge. Jamais, jamais il ne vous abandonne.
Dans la parfaite, intégrale offrande de ce qu’Il donne à voir, le Bien-Aimé se tient révélé.
Des personnes différentes peuvent parler de Lui différemment, mais quoiqu’il soit dit ou pas dit, c’est Son chant. Rien ne saurait être exclu, et si quelque chose l’est, c’est le fruit de l’ignorance. Son jeu est ininterrompu, Il joue avec Lui-même. Puisqu’Il est Dieu, son jeu ne peut pas être intermittent. Si vous parlez de monisme, cela implique le dualisme. Si vous parlez de Sa descente sur la Terre – Il est indivisible. Celui qui descend, l’endroit d’où il vient, l’endroit où il descend, sont « tout un »…
Vous plantez une graine et il en pousse un grand arbre, avec toutes ses branches, ses ramifications, ses feuilles et d’innombrables nouvelles graines. Une multitude infinie d’arbres sont latents dans chaque graine. Pouvez-vous percevoir cela ? C’est sans commencement et sans fin. Les arbres sont vivants tout autant que vous et ils ont leurs propres langues. Ainsi vous pouvez parler à un arbre, mais vous ne connaissez pas son langage. Si vous le connaissiez vous pourriez converser avec lui. Les arbres aussi ont leur langage. Dieu est dans tout. Sa création est infinie ainsi que son Jeu.
Par l’étude de la science la soif de connaissance augmente et on peut ainsi s’éveiller à la quête de la Vérité. Mais la vérité qui nie Dieu et les autres divinités est partielle et partiale, ce n’est absolument pas une vision complète. Une vision intégrale unit le point de vue de la science avec celui de la foi. Dans une vison entière, les positions d’un croyant et d’un non-croyant se rejoignent.
Dieu octroie sa Grâce de deux façons : en favorisant et en défavorisant. Bien et mal sont tous deux présents dans le monde. Le chemin adéquat pour chacun, c’est celui que Dieu choisit. Sous la forme de la maladie, des efforts, du travail, sous toutes les formes la grâce de Dieu peut être perçue. A la fin d’un chagrin, cela devient clair. Voyons les choses autrement : en envoyant l’adversité, Dieu détruit l’adversité. En vous rendant malade, Il vous purifie. Dieu seul est le vrai docteur qui vous purifie au dedans et au dehors.
Prenez un angle encore différent. Qui frappe qui ? Qui est malade ? Que vous voyiez la maladie est une erreur. Seul Dieu est présent partout. Lui, et Lui et rien que Lui. »
Quelqu’un demanda :
Quelle preuve y a-t-il que Dieu est ?
Quelle preuve y a-t-il que vous êtes ?
C’est simple. Je perçois que je suis.
Qui est ce « je » ?
Ma, je ne veux pas entrer plus loin dans ce débat philosophique. Je veux savoir de vous franchement et simplement si Dieu est une réalité ?
« Ma répondit avec énergie :
Dieu est réel, tout comme vous l’êtes ».
La relation est éternelle entre Dieu et l’homme ; mais dans son Jeu parfois elle est évidente, parfois elle est rompue ou plutôt semble rompue. Dans cette relation éternelle vous pouvez entrer à tout moment.
Le repos se trouve si on sait ne prendre aucun repos.
Voyez la vache… On prend soin d’elle pour qu’elle donne un lait abondant et de qualité.
Les tendances naturelles doivent être ainsi encouragées pour qu’elles donnent un « lait » de qualité… Ce lait baratté précipite le beurre, autrement dit la révélation du Soi-Absolu (PARAMATMA).
… Et Krishna vient voler ce beurre !
Maintenant, que vous nommiez ce Soi-Absolu « Toi » ou « Je » revient au même !
Considérons les petites gardeuses de vaches. Qui sont-elles ? »
« Vous dites souvent que lors de l’incarnation de Rama, les Rishis voulaient le connaître comme Epoux. Rama dit alors : « Le moment n’est pas venu. Mais quand je viendrai en tant que Krishna, vous serez exaucés. »
« L’un » se tenait auprès de Rama et aspirait à « l’union ». Cette rencontre savoureuse ne pouvait alors se faire. »
Je vous entends souvent nommer Krishna « l’attirant ». C’est dans la proximité de Rama que les Rishis ont senti l’attraction, d’où leur désir de le connaître comme Epoux.
Vous racontez les aventures de Krishna, ses jeux. L’adorateur passe la frontière qui le sépare de l’objet de son adoration. Il est pris par le Jeu. On dit que ce Jeu est éternel ; il l’est.
Après avoir parlé ainsi, Ma rit et remarqua :
« Je parle charabia… »
… Qui prend part à ce Jeu ? Les gardeuses de vaches. Qui sont-elles ? La « saveur du Un » (EK RASA). Les Rishis eux-mêmes dites-vous ont pris l’aspect des gardeuses de vaches. Ceci dépasse l’entendement ordinaire. Ce Jeu savoureux (LILA RASA) est inaccessible à ceux qui sont piégés par les désirs des sens. Seules les gardeuses de vache ont le sens de ce Jeu !
Ma rit encore et continua :
« Bien ! Voyons les choses ainsi.
Le beurre est déjà présent dans le lait, non révélé. Les gardeuses de vache révèlent la substance cachée.
A ce moment, Ma rit comme une enfant :
Une autre pensée m’est venue à l’esprit, si folle que je ne l’ai dite qu’à voix basse.
Voyez-vous… nous ne sommes pas les serviteurs de Dieu. Il est notre serviteur. Il est obligé de nous donner selon notre désir !
Vous êtes ballotés d’un désir à l’autre. Votre vie oscille ainsi dans l’état de « nature désirante ». On doit passer de là à sa vraie nature.
Tout humain pris dans son ignorance a une issue vers la connaissance. Par là, il retourne à sa vraie nature et au Repos.
Gardez cela à l’esprit : tout est dans la main de Dieu, vous êtes son instrument, il vous utilise comme Il lui plaît. Comprenez que TOUT EST LUI et vous serez aussitôt déchargés de tout fardeau. Que résultera-t-il de votre abandon à Lui ? Rien ne vous semblera « autre ». Tout sera « vôtre »… Votre Soi.
Le sans-fin est dans le UN, et la fin dans la sans-fin ; mais où le UN infini se révèle, la question du fini et de l’infini ne se pose plus. Ce qui est EST.
Quand vous voyez un terme il n’y en a pas. Car dans toutes les formes et le sans-forme, Il est LUI, LUI seul.
Des états se présentent où on s’élève et on retombe. Mais, établis dans le repos parfait, il n’est plus de montée ni de descente – telle est notre demeure. »
Comment peut-il y avoir les deux à la fois, le monde et l’UN ? Sur le chemin, Dieu et le monde semblent être deux, mais quand le but a été atteint, il y a seulement l’UN.
« Le Suprême est TOUT et RIEN.
Où il y a seulement l’UN, il n’est pas question de naissance et de mort. Qui est né ? Qui meurt ? Tout est l’UN.
Le feu préexiste partout. Simplement on ignore à quel moment le frottement sera suffisant pour jeter des étincelles et mettre le feu.
Là où est Dieu le jeu ne peut être éphémère. Lui, le tout-puissant met en scène son jeu sans fin. En lui l’infini réside dans le fini ; et dans le fini réside l’infini.
Lui, l’Unique, le Soi joue avec Lui-même.«
Source : https://www.anandamayi.org/