
Source, Travail personnelAuteur Srikar Kashyap
Nous poursuivons cette lecture au Chant XI
6. Vois les Aditya, les Vasu, les Rüdra, les Asvin et les Marut, contemple ces multiples merveilles sur lesquelles jamais personne encore n’a jeté les yeux.
Voir la page précédente car ici c’est la suite de ce précieux enseignement.
Explication termes sanskrit :
( Aditya = est le nom des fils de la déesse Aditi qui désigne le soleil personnifié en douze aspects radieux ou positions célestes. Les Adityas sont, dans le védisme et l’hindologie, les fils d’Aditi et ont comme père le rishi Kashyapa voir statue ci-dessus. )
(Vasu = (Le terme fait référence aux huit divinités védiques, les Ashta Vasus, qui assistent Indra ou Vishnu. Ils incarnent des éléments naturels : feu (Agni), terre (Prthivi), vent (Vayu), espace (Antariksha), soleil (Aditya), ciel (Dyaus), lune (Candra) et les étoiles (Nakṣatrāṇi).)
(Vasu : Utilisé principalement comme prénom masculin en Inde, il symbolise la prospérité et la brillance et l‘abondance)
(Rüdra = est une divinité védique majeure de l’hindouisme ancien, associée aux tempêtes, à la chasse, au vent et à la destruction. Il est considéré comme une forme primitive, féroce et sauvage du dieu Shiva. )
(Asvin (ou Ashvin, Ashwin, Aśvin) signifie « possesseur de chevaux », « dresseur de chevaux » ou « cavalier » en sanskrit. Issu de la mythologie hindoue, ce terme désigne les dieux jumeaux (Ashvins) de l’aube, considérés comme des médecins célestes, protecteurs de la santé, et symboles de la force et de la guérison. Les Ashvins sont les fils de Saranya, déesse des nuages, et de Surya (le soleil). Ils apparaissent sur un char d’or avant l’aube, annonçant le lever du soleil.
Ils sont les médecins des dieux et les divinités de la médecine ayurvédique, apportant la guérison et la santé.
Ils représentent la bienveillance, la protection des chevaux, du bétail et des activités agricoles. )
(Marut désigne principalement dans la mythologie védique (hindologie) un groupe de divinités de l’orage et des vents, fils de Rudra, agissant souvent comme compagnons de guerre d’Indra. En sanskrit, le terme signifie littéralement vent, air ou souffle. Par ailleurs, « Harut et Marut » fait référence à deux anges mentionnés dans le Coran (des siècles et des siècles plus tard que c’est mentionné)
7. Contemple, rassemblé ici dans mon corps – Ô Gudaresa – l’univers entier avec les êtres mobiles et immobiles, et tout ce que tu désires voir d’autre.
8. Mais tes yeux qui sont les tiens ne te permettent pas de me voir. Aussi vais-je te conférer la vue divine : contemple ma souveraine puissance.
Sanjaya dit :
9. »Sur ces mots Hari, le grand maître du Yoga, révélé aux fils de Prtha (Arjuna) sa forme de souverain Seigneur ».

La Bhagavad Gîtâ, ou » Chant du Bienheureux « , texte majeur de l’Hindologie et de la philosophie indienne, est l’un des textes fondateurs du Vedânta, à côté des Upanishads et des Brahma Sûtra. C’est une partie du Mahâbhârata, vaste épopée qui conte l’histoire de lignées de rois et de sages du pays de « Bhârat » (nom véritable de l’Inde). Vraisemblablement écrit entre le Ve et le IIe siècle avant J.-C., considéré comme un « abrégé de toute la doctrine védique » la Bhagavad-Gîta est composée de 18 chapitres qui représentent les 18 jours que dura la guerre entre les Pandava et les Kaurava, deux familles proches qui se disputent le pouvoir suite au décès du roi Pandu. Les Kaurava refusent d’admettre la légitimité des Pandava et c’est donc sur le champ de bataille à Kurukshetra, après maints tentatives des pandava de régler le problème à l’amiable, et le refus des pandava devant le moindre traité, que l’issue finale et fatale va se dénouer. Je vous propose ici la lecture de l’introduction écrite par Serge Hulin, professeur émérite de philosophie indienne et comparée à l’université de la Sorbonne, de son livre où il revisite d’une manière moderne la traduction de la Bhagavad Gîtâ.