
Quelle satisfaction de faire de simples gestes chaque jour lorsque nos pensées restent fixées sur l’Absolu Divin qui vit en nous et tout autour de nous en ce Soi qui contient tout, en Présence.
C’est pourquoi il est dit au Verset 19 Chapitre IV Livre I que Vyâsadeva considéra que « les sacrifices védiques représentent le moyen par quoi les hommes peuvent sanctifier leurs occupations, et pour en simplifier l’exécution, il divisa le Veda originel en quatre parties, pour être disséminées parmi les hommes ».
« A l’origine, il n’existait qu’un seul Veda, le Yajus, qui décrivait les quatres formes de sacrifices. Mais pour rendre plus facile ces sacrifices et permettre aux membres des quatres varnas de purifier les actes qui les caractérisent, Vyasadeva, divisa le Veda en : Yajus, le Sâma et l’Atharva et l’on compte également les Purânas, le Mahabhârata, les Sahimtâs, qui constituent ce qu’on appelle le cinquième Véda.
Sri Vyâsadeva et ses nombreux disciples furent tous de grands personnages et tous montrèrent une immense bonté, une immense sympathie, pour les âmes déchues du kali-yuga.
Pour ces âmes, les Purânas et le Mahabhârata furent constitués, à partir de faits historiques faisant la lumière sur les enseignements des quatre Vedas.
Or nous ne doutons pas un instant que la valeur authentique de ces Ecrits, de leur appartenance aux Vedas.
La Chandogya Unpanisad affirme d’ailleurs que le Puranas et le Mahâbhâratan généralement connu comme des récits historiques, constituent ce que l’on appelle le cinquième Veda.
Et selon Srila Jiva Gosvami, c’est ainsi, par référence aux Textes faisant autorité en la matière, qu’on juge de la valeur de diverses Ecritures.

Le Verset XXI ou 21 et XXII OU 22 reviennent sur le fait que le Veda fut divisé en quatre parties.
« Et que Paila Rsi devint le maître du Rig Veda ;
Jaimini le maître du Sâma-veda ;
Le Sage Angirâ, Sumantu Muni, à la dévotion fervente, se vit confié l’ATHARVA-VEDA et,mon père, Romaharsana, reçut la charge des Pûranas et des documents historiques.
Vaissampâpâyana celui du Yajar-veda qui fit d’ailleurs sa gloire propre.
Les différents védas furent confiés à divers sages érudits pour qu’ils les développent à leur tour.
Tous ces Sages érudits remirent ensuite à leurs nombreux disciples, lesquels firent de même pour leurs propres disciples, et ainsi de suite, chacun le Veda qui devait lui être confié, d’où l’apparition de diverses lignées dans la tradition védique (Verset XXIII) et au Verset XXIV il est dit :
« Ainsi le grand Sage Vyasadeva, plein de bonté envers les masses enténébrées, mit en forme les Vedas de telle sorte que même les hommes à l’intellect moins développé puissent en assimiler le message.«
Le Veda originel est unique ; ce verset explique pourquoi il fut divisé en plusieurs parties.
La semence première de toutes les connaissances, le Veda proprement dit, ne saurait être d’accès facile pour l’homme du commun. Une règle veut même que nul ne tente de l’étudier sans être un brahmana qualifié (un prêtre de Dieu car Brahman signifie Dieu).
Mais en réalité les Vedas sont accessibles aux êtres gouvernés par la Vertu.
Ceux qui sont dominés par les Passions et l’Ignorance ne sauraient le saisir, pas plus qu’ils ne peuvent connaître Krshna, le Seigneur Suprême, lequel représente l’Objet ultime du savoir védique. Dans l’âge de Satya, depuis l’apparition du tretâ- et du dvâpara-yugas, on assiste au déclin graduel de la vertu et à la dégradation de la masse des hommes, le puissant homme sage au coeur magnanime, Srila Vyasadeva, divisa le Veda en plusieurs parties.
De cette façon, les êtres d’intelligence affaiblie, que recouvrent la Passion et l’Ignorance, peuvent mettre son enseignement en pratique. C’est ce qu’explique d’ailleurs le sloka (verset) suivant :
« Dans sa grande compassion, l’illustre sage jugea bon de compiler le grand récit du Mahâbharata, pour permettre aux femmes, aux sûddras et aux proches des deux-fois-nés d’atteindre le but ultime de l’existence ».
Sloka ou Verset XXV
Les brahmanes (lettrés, prêtres) ; — les kshatriya (guerriers, nobles) ; — les vaishya (marchands). Ces trois catégories constituent les trois varna (couleurs) supérieurs, réunissant ceux qu’on nomment les « deux fois nés » ; les brahmanes occupent le sommet de la pyramide.
Un Dvija (« deux-fois-né » ) est un des membres des trois plus hautes castes ou varnas. Les brahmanes, kshatriyas et vaishyas sont inclus dans les Dvijas.
Dvija est aussi un synonyme de brahmane et des animaux nés d’un œuf (oiseaux, reptiles, etc), car né une seconde fois en sortant de l’œuf.
Un dvija est celui qui a accès à la connaissance du Véda.*****************************************
Une personne née dans l’une de ces castes est supposée naître une seconde fois lors de l’Upanayana*, quand elle est initiée à l’ultime quête de la vie Brahmopadesha (enseignement en ce qui concerne la nature de Brahman – l’ultime réalité). (Exemple au Népal Upanayana est l’initiation d’un enfant, d’un jeune ou d’un adulte à un processus d’éducation formelle, notamment aux textes sanskrits anciens tels que les Védas, les Upanishads et les Smritis. Le port d’un fil, partant de l’épaule gauche et descendant vers la droite, fait partie de la cérémonie).**********
* L’Upanayana est un rite de passage de l’hindouisme: un samskara. Il marque chez l’enfant le début de l’étude des textes sacrés: les Védas, et de l’éducation en général.
Mais une cérémonie de purification peut se faire avant la naissance d’un enfant. Ensuite la cérémonie initiatique du fil.
Ceux qui ne font pas partie d’une famille de deux-fois-nés ne font pas partie d’une véritable famille de deux-fois-nés. Le maître spirituel se charge de ces rites.
La seconde naissance survient au moment du garbhâdhana et la seconde au moment de l’initiation spirituelle.
Dvija est la seconde étape que traverse un disciple védique (ou Brahmane).Un Dvija est gouverné par son Karma (à prendre dans le contexte d’actions disciplinaires).
Sa conduite est une conduite cultivée. Sa vie est gouvernée par Dharma-Adharma (vrai et faux), Charya-Acharyam (bons et mauvais actes) et Vidhi-Nisheda (actions prescrites et proscrites) tels que fixés par les textes sacrés.
Un Dvija fait ce qu’il doit faire plutôt que ce qu’il veut faire. Il ne fuit pas ce qui lui déplaît, mais il évite ce qui doit être évité ».
Extrait du Srimad Bhâgabatam ; Enseignements de Sri Caitanya Mahaprabhu, le parfait prédicateur du Srimad Bhâgavatam et du Bhagavata -dharma, texte sanskrit original, translitération en caractères romains, traduction mot à mot, traduction littéraire et explications élaborées par Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupâda, acarya fondateur de l’Association Internationale de la Conscience de Krishna. Editions Bhaktivedanta Paris.