17. Dans les Himalayas rassemblement des Maîtres

15. Dans les Himalayas rassemblement des Maîtres

Femmes du Cachemire en 1870

15. Dans les Himalayas rassemblement des Maîtres

Golden Temple, Cachemire

Chers lecteurs,

                        Si je m’attarde sur ce livre « La vie des maîtres » et prend le temps de poser les textes écrits par Baird Spalding, au travers d’une histoire qui semble totalement surréaliste, c’est qu’il est pourtant une source de bienfaits et d’éveil intérieur dans les sphères profondes de notre être et les idéaux qui l’habite dans le sens de la Providence. A l’écoute de Dieu respirant dans la Nature et cette petite flamme en nous qui a tant besoin d’être animée, un souffle de vie, un rafraîchissement. Aussi je conseille de vous procurer ce livre à votre chevet. Je m’attarde car j’aimerai notamment retrouver les lieux décrits par Baird Thomas Spalding. Ces recherches semblent déjà avoir été faites mais sans succès semble t’il. Néanmoins je ne perds pas l’espoir pourvu que j’en ai le temps au travers des multiples tâches du quotidien. Votre avis me semble indispensable. Aimez vous la forme utilisée pour la lecture ? Les pages ne sont t’elles pas trop longues ? Dites-moi ce que vous en pensez et je vous répondrai, afin de vous satisfaire vous aussi. Passez un excellent dimanche.

Coline.

1.23.Quartiers d’hiver dans les Himalayas


Le lendemain matin, nous quittâmes le village et suivîmes pendant trois jours un sentier qui traversait une âpre région montagneuse dont la population était si clairsemée qu’il nous fallut coucher toutes les nuits sous la tente. Nous n’avions pas emporté de provisions, mais dès que nous avions besoin de nourriture, il y en avait là à portée de la main. À peine avions-nous pris des dispositions pour un repas que des mets abondants apparaissaient pour notre consommation. Jamais nous n’en vîmes la fin, il y en avait toujours un peu de reste.


Au soir du troisième jour, nous arrivâmes en haut d’une large vallée que nous devions descendre pour arriver au village de notre destination. À partir de ce moment notre route traversa une contrée fertile et peuplée. Nous avions choisi ce village pour y prendre nos quartiers d’hiver parce qu’il était situé au coeur du pays que nous visitions. Nous espérions que cela nous fournirait l’occasion souhaitée de garder plus longtemps un contact quotidien avec les Maîtres. Un grand nombre de personnages que nous avions rencontrés en divers lieux vivaient dans ce village et nous avaient tous cordialement invités à leur rendre visite. Nous avions le sentiment qu’en y passant l’hiver nous aurions de bonnes chances d’observer de plus près leur vie quotidienne.


Nous y arrivâmes le 20 novembre et fîmes, à partir de ce village, une série d’excursions jusqu’à ce que les chutes de neige eussent rendu les déplacements difficiles. Nous étions très confortablement logés, les gens étaient charmants, et nous nous préparâmes à faire partie de la vie du village. Toutes les maisons nous furent ouvertes, et l’on nous informa que les loquets n’étaient jamais verrouillés, car les habitants considéraient tous les hommes comme des frères.


Nous fûmes alors invités à partager la demeure de l’une des femmes remarquables du village, que nous avions déjà rencontrée à la frontière.

Comme nous étions bien installés, nous n’éprouvions pas la nécessité de la déranger, mais elle insista en assurant que nous ne la dérangerions pas. Nous emménageâmes donc chez elle avec armes et bagages, et son foyer devint le nôtre pour le reste de notre séjour.
Je n’oublierai jamais notre première rencontre avec elle dans une petite ville de la frontière. Quand on nous la présenta, nous jugeâmes tous qu’elle n’avait pas plus de dix-huit ans et qu’elle était ravissante. Le lecteur jugera de notre surprise quand nous apprîmes qu’elle avait plus de quatre cents ans et qu’elle était l’une des éducatrices les plus aimées du pays. Toute sa vie était consacrée au service d’autrui. Quand nous eûmes habité chez elle et vécu quotidiennement avec elle, il nous fut aisé de comprendre pourquoi elle était pareillement aimée. Lors de notre première rencontre, nous l’avions vue pendant une quinzaine de jours, mais sa personnalité ne ressortit vraiment que quand nous eûmes vécu chez elle. Il était impossible à quiconque de faire autrement que de l’aimer et de la respecter.


D’ailleurs, plus nous connaissions les Maîtres ; plus nous les aimions, et les respections. Nous eûmes la possibilité de recouper leurs affirmations au sujet de leurs âges respectifs grâce à des documents tout aussi irréfutables que les présentes notes de voyage. Nous habitâmes chez cette dame et prîmes nos repas à sa table depuis le début de décembre 1895 jusqu’au mois d’avril 1896. Nous pûmes longuement observer sa vie au foyer, et celle de beaucoup d’autres Maîtres habitant le village : Nous les trouvâmes toutes idéales.



1.24.Fête du réveillon. – Réaction de nos actes sur
nous-mêmes. – Simplicité de la vie parfaite


Le temps passa rapidement jusqu’à la fin de décembre. L’année allait se terminer. Nous avions remarqué qu’un grand nombre de personnes affluaient au village en vue d’une cérémonie à laquelle les Maîtres sont pratiquement seuls à assister. Tous les jours on nous présentait des inconnus. Ils parlaient tous anglais, et nous eûmes le sentiment d’être incorporés à la vie du village. 

Un jour, on nous informa que l’événement aurait lieu le soir du réveillon et que nous étions invités. On ajouta que la cérémonie n’était pas destinée aux étrangers. Malgré cela, la réunion n’était pas privée. D’ailleurs, aucune réunion des Maîtres ne l’était. L’assemblée était destinée à réunir ceux qui avaient entrepris le travail spirituel, l’avaient pris au sérieux, et se trouvaient assez avancés pour confirmer leur désir de vivre la vie sainte. Ils étaient venus à l’endroit où ils avaient accepté une conscience plus haute et compris la place qu’elle devait occuper dans leur vie. Certains appelaient cette réunion la Fête du Passage ou Festin de la Pâque. Un rassemblement de ce genre s’effectuait habituellement à cette époque de l’année dans un endroit déterminé à l’avance, en vue d’y fêter l’événement. Cette année, le choix était tombé sur notre village.


Au matin du jour prévu pour la réunion, l’aurore était brillante et claire, et le thermomètre marquait plus de vingt degrés au-dessous de zéro. Nous étions tous impatients, avec le sentiment que cette soirée apporterait un nouvel appoint aux nombreux événements intéressants de notre voyage.


Nous arrivâmes au lieu de réunion vers huit heures du soir et trouvâmes environ deux cents personnes assemblées. La salle était superbe et illuminée de la manière décrite précédemment. Nous apprîmes que notre hôtesse serait la maîtresse de maison. Elle arriva peu de temps après nous, et à son entrée
nous admirâmes tous sa jeunesse et sa beauté. Elle portait une magnifique robe blanche, mais ne cherchait nullement à se faire remarquer. Elle monta tranquillement sur une petite estrade et commença son allocution.


Elle dit : Nous sommes réunis ce soir avec le désir de mieux comprendre la signification du Passage d’un état de conscience inférieur à un supérieur. Nous souhaitons la bienvenue à ceux d’entre vous qui y sont préparés. Au début, vous nous avez suivis par intérêt pour nos oeuvres. Vous les avez d’abord considérées avec étonnement et crainte en les tenant pour miraculeuses. Maintenant vous les regardez
comme faisant partie intégrante naturelle d’une vie vécue comme elle doit l’être, comme Dieu souhaite que nous la vivions toujours. À l’heure actuelle, vous êtes convaincus que nous n’avons accompli aucun prodige. Vous avez compris le véritable sens spirituel de ce que vous faites.


Quand la conscience fonctionne sur le vrai plan spirituel, elle interprète toutes les manifestations en les rapportant à l’idéal sous-jacent. Alors la grande signification intérieure en est révélée, et il n’y a plus de mystère, donc pas de prodige ni de miracle. Passer d’un état de conscience inférieur à un supérieur signifie écarter le monde matériel où tout est discorde et inharmonie pour accepter la Conscience de Christ et s’y attacher. Alors tout est beauté, harmonie, et perfection. Telle, est la manière naturelle de vivre, celle qui a été choisie par Dieu pour nous, celle dont Jésus a fourni sur terre un si magnifique exemple. La manière de vivre égoïste est contre nature. C’est le chemin raboteux. Que le chemin de Christ est facile et naturel quand nous l’avons compris ! Quiconque le suit vit dans la Conscience du Christ.


Nous sommes devant des tables servies. C’est l’unique occasion où nous nous réunissons pour un festin. Ce n’est pas là un festin conforme à l’idée que s’en font les mortels. Il est d’intelligence et d’accomplissement, symbole de la Fête du Passage du temps de Jésus, du Festin de la Pâque, du passage si mal compris de nos jours de la conscience mortelle à celle de Christ. Nous croyons qu’un jour tous les enfants de Dieu s’assoiront pour un festin semblable en comprenant sa signification véritable.


 Nous avons ce soir pour convives quelques êtres qui ont perfectionné, leurs corps au point de pouvoir les emmener dans les royaumes sur célestes et y recevoir les plus hauts enseignements. Ils ont tous vécu quelque temps sur terre sous forme visible, puis ont passé, emportant leurs corps avec eux dans un endroit de la conscience où ils sont invisibles aux mortels, Il faut élever notre conscience à la Conscience du Christ pour pouvoir nous entretenir avec eux.
Mais ces êtres peuvent revenir vers nous et s’en aller à volonté. Ils peuvent venir instruire tous ceux qui sont réceptifs à leur doctrine, et apparaître ou disparaître à volonté.

Ce sont eux qui viennent nous instruire quand nous sommes prêts à recevoir leurs leçons, tantôt par intuition, tantôt par contact personnel. Cinq d’entre eux vont venir rompre le pain avec nous ce soir. Parmi eux est une femme que nous aimons tout spécialement, car elle est la mère de l’un de nous et a vécu jadis nous. (Il s’agissait de la mère d’Émile.)

Rassemblons-nous maintenant autour des tables. Les lumières baissèrent pendant un instant, et tous les convives assis restèrent parfaitement silencieux, la tête inclinée. Puis la lumière se raviva. Les cinq étaient là dans la salle, trois hommes et deux femmes, tous habillés de blanc, tous d’une beauté resplendissante et entourés d’un doux halo de lumière. Ils s’avancèrent tranquillement, et chacun s’assit à la place laissée vide pour lui à l’extrémité d’une des cinq tables. Marie, mère d Émile, prit la place d’honneur à notre table avec notre chef à sa droite et Émile à sa gauche. Quand ils furent assis, les mets commencèrent à arriver. Le repas était très simple, mais excellent, composé de pain, de légumes, de fruits et de noix.


Les entretiens qui suivirent comportaient surtout des instructions destinées à ceux qui s’étaient réunis en vue de cet événement. Elles furent données en langue indigène, et Jast nous les traduisit. Je ne les reproduirai pas ici car la majeure partie en a déjà été exposée.


Marie fut la dernière à parler. Elle le fit en un anglais parfait, d’une voix claire et nette. Voici quelles furent ses paroles : Nous employons quotidiennement des forces que les mortels tournent en dérision. Ayant le privilège de les percevoir et de nous en servir, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour les montrer aux hommes. Ceux-ci écartent de leur vie, par leurs pensées, les choses parfaites qui sont à portée de leur main et n’attendent que d’être saisies.

Dès que les hommes se seront approprié ces forces, elles deviendront infiniment plus réelles et vivantes pour eux que les choses matérielles auxquelles ils s’attachent si désespérément parce qu’ils peuvent les voir, les sentir, et entrer en contact avec elles par leurs sens matériels limités. Vous remarquerez que toutes les commodités de cette salle et des chambres que vous occupez, telles que lumière, chaleur, et même les aliments dont vous vous êtes nourris, ont été mises en oeuvre par cette force. Appelez-la rayon de lumière ou autrement. Nous la percevons comme un grand pouvoir universel. Quand l’homme entrera en contact avec cette force, elle travaillera pour lui bien plus efficacement que la vapeur, l’électricité, le pétrole, ou le charbon.

Cependant, nous la considérons comme l’une des moindres parmi les sources de puissance.
Elle ne se bornera pas à fournir toute la force motrice utile aux hommes. Elle leur procurera aussi la chaleur nécessaire à tous leurs besoins, en tout lieu et à tout moment, et ce, sans consommer un gramme de combustible. Elle est parfaitement silencieuse, et quand les hommes s’en serviront, elle supprimera une grande partie du bruit et du désordre qui paraissent actuellement inévitables. Elle est à portée de votre main, tout autour de vous, attendant que vous vous en serviez. Quand vous l’emploierez, elle vous paraîtra infiniment plus simple que la vapeur ou l’électricité.


Quand les hommes seront arrivés à ce point, ils verront que tous les moteurs et modes de locomotion qu’ils ont inventés ne sont que des expédients issus de leurs conceptions matérielles. Ils croient les avoir produits
eux-mêmes et n’ont donc pu construire que des objets tangibles et imparfaits. S’ils avaient compris que tout vient de Dieu qui s’exprime à travers les hommes, ils ne produiraient que des choses parfaites.
Cependant, dans leur libre arbitre, ils ont choisi le chemin rocailleux au lieu de comprendre leur filiation avec Dieu et de se servir de tous les dons de Dieu. Ils continueront dans ce chemin jusqu’à ce qu’ils soient, amenés à percevoir qu’il devrait y en avoir un meilleur et que celui-ci existe en effet. À la fin, ils sauront que le chemin de Dieu est le seul bon. L’homme exprimera alors la perfection que Dieu voudrait lui voir exprimer, dès maintenant.


Ne voyez-vous pas qu’il faut vous concentrer dans le Père qui est en vous, tirer de lui tout ce qui est bon, et faire agir à partir de votre moi divin toutes les forces de votre nature ? Au commencement de toute expression, il y a Dieu le Père, au-dedans de vous. Autrement, vous ne sauriez l’exprimer,
l’extérioriser. Ici l’un de nous demanda quelle influence nos pensées et nos paroles avaient sur notre vie.

Marie étendit la main, et un petit objet y apparut au bout d’un instant. Elle dit : Je fais tomber ce caillou dans ce bol d’eau. Le point de chute sur l’eau forme un centre d’où partent des cercles concentriques. Ces ondulations s’agrandissent jusqu’à ce qu’elles atteignent la paroi du bol qui forme la limite extérieure de l’eau. À l’oeil, elles paraissent alors perdre leur
 force et s’arrêter. En réalité, dès qu’elles ont atteint les limites de l’eau elles repartent pour l’endroit où le caillou a touché l’eau, et ne se reposent pas avant d’avoir atteint ce centre. C’est la représentation exacte de toutes nos pensées et de toute parole que nous prononçons. La pensée et la parole mettent en mouvement certaines vibrations qui se propagent au loin en cercles toujours distants jusqu’a ce qu’ils embrassent l’univers, elles retournent à celui qui les a émises. Toutes nos pensées et nos paroles, bonnes ou mauvaises, reviennent à nous aussi sûrement que nous les avons émises. Ce retour est le Jour du Jugement dont parle votre Bible. « Chaque jour leur sera un jour de jugement. »


Le jugement sera bon ou mauvais selon que la pensée ou la parole émise aura été bonne ou mauvaise. Toute idée (pensée ou exprimée) devient une graine. Cette graine d’idée est émise, plantée dans l’âme (maintenue dans la pensée) et devient une conception qui se manifestera ultérieurement sous forme physique. Les idées de perfection produisent la perfection. Les idées d’imperfection produisent l’imperfection.


Le soleil et la terre combinés produisent avec la même bonne volonté le puissant banian ou la plus petite fleurette, pourvu que la graine de leur espèce soit plantée. C’est ainsi que l’âme et l’esprit répondent à l’appel de l’homme. Celui-ci a reçu ce qu’il a demandé en parole ou en pensée, cela lui a été retourné.

Le brouillard des pensées matérielles dont l’homme a entouré le ciel est la seule chose qui le sépare du ciel. C’est ce qui a donné naissance au mysticisme entourant toutes les choses divines. Mais le voile du mystère est
graduellement retiré, et l’on s’aperçoit qu’il n’y a pas de mystère.


Les fondateurs des diverses organisations cléricales ont trouvé commode d’entourer de mystère les choses de Dieu, espérant ainsi mieux asseoir leur autorité sur le peuple. Mais chacun découvre maintenant que les choses profondes de Dieu sont simplement les objets réels de la vie courante. Sinon à quoi serviraient-ils ? Tout le monde perçoit que l’Église ne fait que représenter la Conscience de Christ dans l’homme, Dieu centre de l’humanité. On aperçoit l’idéal au lieu d’adorer l’idole bâtie par la pensée mortelle.


Considérez le grand nombre d’organisations hétérodoxes qui surgissent de tous côtés. Elles sont largement diversifiées aujourd’hui, mais conduiront forcément à l’unité. Cette diversité n’est-elle pas justement produite pour amener les Églises à la véritable réalisation de l’unité ? Nous autres, qui avons perfectionné nos corps au point de pouvoir les emmener où nous voulons, avons le privilège de voir le Royaume des Cieux et d’y demeurer. Beaucoup de gens connaissent ce royaume sous le nom de septième ciel et le considèrent comme le mystère des mystères. Là encore, les mortels se trompent. Il n’y a aucun mystère. Nous avons simplement atteint un lieu de conscience où nous sommes réceptifs aux plus hauts enseignements. C’est là que Jésus réside aujourd’hui.


C’est un lieu de conscience où nous savons qu’en écartant la mort, nous pouvons revêtir l’immortalité. L’homme y est immortel, sans péché, immuable, éternel, semblable à Dieu, tel que Dieu le voit. C’est un lieu où nous connaissons le sens réel de la Transfiguration, où nous pouvons communier avec Dieu et le voir face à face. Chacun peut y venir, recevoir son héritage et être comme nous. Avant longtemps, la conscience générale s’élèvera au plan où nous pourrons parler à l’humanité face à face et la regarder dans les yeux.


Notre invisibilité n’est que l’élévation de notre conscience au-dessus du plan mortel. Nous ne sommes invisibles qu’aux mortels.


Nous aimons spécialement à considérer trois événements. Le premier s’est produit depuis longtemps et représente pour vous la naissance de la Conscience de Christ dans l’homme. C’est la naissance de l’enfant Jésus. Nous voyons poindre le second. C’est l’intelligence et l’acceptation par votre grande nation de la Conscience de Christ. Enfin nous aimons à contempler le troisième et dernier, la plus grande des splendeurs, la seconde et dernière venue du Christ, le jour où chacun connaîtra et acceptera le Christ intérieur, vivra et se développera dans cette conscience, et croîtra comme le lis des champs. C’est la Communion finale.
Tandis que Marie finissait de parler, le choeur invisible recommença à chanter. La salle fut d’abord remplie d’une musique qui se termina par un solennel hymne funèbre.

Puis il y eut un moment de silence, et le choeur reprit avec un joyeux éclat de musique ou chaque mesure se terminait par un boum semblable aux coups d’une grosse cloche. Au bout de douze mesures, nous comprîmes soudain qu’il était minuit et que la nouvelle année avait commencé.


C’est ainsi que se termina notre première année de séjour avec ces gens merveilleux.

Page 122 à 129 Extrait de La vie des maîtres de T. B. Spalding

Note :

Les anges sont pour certains musiciens et sur cette terre, il nous est difficile de réaliser de telles musiques et pourtant que de chefs d’oeuvre d’inspiration divine. Bien avant l’existence des hommes sur la terre, existait la musique. Nous n’avons rien inventé. L’humain capte des éléments par son ouverture à la beauté et son écoute par des oreilles qui entendent. Cette musique a été évoquée dans différents récits et dans des oeuvres picturales, les anges utilisent différents instruments y compris leur voix. Le choeur des anges est donc une réalité.

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