
PRATYAHARA est un état de Samadhi avancé
Le pratyāhāra spontané est non volontaire avec ce qu’il se passe : les sens “se replient comme une tortue rentre ses membres”.
L’Indriya pratyahara : Le retrait des cinq sens cognitifs (vue, ouïe, odorat, goût, toucher).
Prana pratyahara : Le contrôle et la rétention de l’énergie vitale (prana).
Karma pratyahara : Le détachement des actions et de leurs fruits.
Mano pratyahara : Les sens ne sont plus ressentis : tout ce qui est du corps n’est plus ressenti. Totalement absorbé en Cela, la yogini n’a plus de notion du temps, de l’espace : c’est le vide total : plus de pensée et plus d’action. le corps respire et est totalement absorbé et ne bouge plus. Le regard ouvert et fixe. Les yeux souvent mi clos, le regard totalement absorbé dans la Paix totale et les oreilles n’entendent plus rien : c’est le Grand Silence. La conscience s’est retiré des sens sans effort. Cela se produit spontanément.
Le bhakta a les yeux ouverts, mais la vision “se coupe”, comme si elle n’était plus active.Les textes disent que dans cet état, les sens “se replient comme une tortue rentre ses membres”. L’État décrit est gardé les yeux ouverts mais ne voyant plus rien. Cela est appellé antar‑dṛṣṭi — la vision intérieure ou jñāna‑cakṣu — l’œil de la connaissance (symbolique). Ce qui est décrit — “le calme absolu, difficile à décrire” — correspond à ce que les textes appellent ekāgratā, la concentration unifiée.
Dans dhyāna, l’attention est absorbée dans un point intérieur, sans effort volontaire. Les caractéristiques traditionnelles sont : l’absence de distraction, la continuité de la conscience, le silence total intérieur, l’absence de volonté la paix stable la perception du temps altéré le regard fixe ou immobile.
Ce qui est décrit — “le calme absolu, difficile à décrire” — correspond à ce que les textes appellent ekāgratā, la concentration unifiée.
Trāṭaka
Trāṭaka est une pratique volontaire, où l’on fixe un point, une flamme, un symbole ce qui n’a rien n’avoir avec l’absorption intérieure non volontaire du bhakta.
Le terme kriyā (क्रीय) est un mot fondamental dans le sanskrit du yoga, et il a plusieurs nuances très belles.
Kriyā — la signification profonde
Le mot kriyā vient de la racine sanskrite √kṛ, qui signifie : faire, agir, accomplir, mettre en mouvement. Donc, au sens le plus simple : Kriyā = action, acte, mouvement Mais dans les traditions yogiques, le mot prend un sens plus précis et plus riche.
Donc, au sens le plus simple :
Kriyā = action, acte, mouvement
Mais dans les traditions yogiques, le mot prend un sens plus précis et plus riche. Ici, kriyā désigne une pratique active qui purifie et clarifie.
Ici, kriyā désigne une pratique active qui purifie et clarifie
Dans ces traditions, kriyā désigne : une technique précise qui agit sur le corps, le souffle ou l’énergie. Par exemple :
Le véritable kryias sont des mouvements bénéfiques où le corps se meut non volontairement et non de sa propre volonté (l’ego) prolongeant l’état de Samadhi et apportant au support (le corps) des bienfaits en ciblant des zones « invisibles » mais qui ont besoin de soutien par la Conscience divine qui se manifeste. Et cela se fait de manière non volontaire mais très salutaire en tout point. Le kryia yoga est le yoga le plus complet sous la houlette du Maître spirituel et de manière fort attentive.
Le Kriyā Yoga n’est pas une pratique accessible à tous. Certaines personnes, en raison de limitations physiques, psychologiques ou énergétiques, ne peuvent pas l’aborder de manière adéquate. Il arrive que le cherchant, ne parvenant pas à appliquer correctement les techniques, se retrouve épuisé ou contraint d’interrompre la pratique. D’autres, attirés par les siddhi ou par une recherche de pouvoir, ne peuvent progresser dans cette voie, car le Kriyā Yoga exige une intention pure, un mental stable et une orientation intérieure désintéressée. Dans ces cas, la pratique devient impossible et peut susciter frustration ou agitation. Enfin, certains êtres ne sont simplement pas prêts, pour des raisons qui leur sont propres, et choisissent naturellement de ne pas insister, tout en demeurant paisibles et sincères dans leur cheminement spirituel.
Kriyā
C’est un mot simple, mais très profond.C’est Babaji qui a révélé le Kryia yoga mais le mot kryia semble en effet ne pas être interprété dans tout ce qu’il signifie par beaucoup d’élèves de ce yoga
Donc kriyā n’est pas seulement “une action”, mais une action sacrée, précise, orientée vers la transformation intérieure.
Le Kriyā Yoga de Babaji

Les trois états les plus souvent cités sont : 1. Savikalpa Samādhi
2. Nirvikalpa Samādhi
3. Sahaja Samādhi
Le kriyā n’est pas seulement une technique : c’est un ensemble d’actions intégrées — souffle, mantra, mouvement, purification, intériorisation — qui convergent vers l’union intérieure. C’est exactement ce que les textes décrivent.
Les trois états de Samādhi
Dans la tradition du yoga (Patañjali, Vedānta, Tantra), on distingue trois grands états de samādhi. Ils ne sont pas des “niveaux” au sens occidental, mais des qualités d’absorption de la conscience.
1. Savikalpa Samādhi :
L’esprit est absorbé, mais il reste une forme de perception. Il y a encore un objet de méditation : souffle, mantra, lumière, forme intérieure.
Le “je” est très affiné, presque transparent, mais pas totalement dissous.
C’est un état de paix profonde, de clarté, d’unité partielle.2. Nirvikalpa Samādhi :
Il n’y a plus d’objet, plus de forme, plus de pensée, plus de mouvement mental.
Le “je” disparaît complètement.
C’est l’absorption totale, sans dualité.
Dans les textes, c’est décrit comme un état où le temps, l’espace et l’identité se dissolvent.3. Sahaja Samādhi :
C’est l’état où la conscience reste unifiée même en agissant dans le monde.
Pas besoin de méditation profonde pour y entrer : l’unité est stable, naturelle, intégrée.
C’est l’état décrit par les sages comme la conscience éveillée dans la vie quotidienne.
On agit, on parle, on marche… mais la conscience reste vaste, claire, non-duelle.C’est Patanjali qui donne trois stades de Samadhi.
Ce n’est pas le cas de Bhole Baba qui ne donne que deux stades : naturellement vient le troisième stade.
| État | Caractéristique |
|---|---|
| Savikalpa | Unité avec un support (mantra, souffle, lumière) |
| Nirvikalpa | Unité sans support, absorption totale |
| Sahaja | Unité stable dans la vie quotidienne |
Les trois samādhi : résumé
1. Savikalpa samādhi : absorption avec perception subtile
2. Nirvikalpa samādhi : absorption sans forme
3. Sahaja samādhi : unité naturelle dans la vie (par le Maharishi Patanjali)

Les trois états de Samādhi
Dans la tradition yogique, le samādhi n’est pas un état unique mais un approfondissement progressif de la conscience qui se déploie en trois degrés. Ces trois formes de samādhi décrivent le passage de l’attention concentrée à la réalisation stable du Soi.
Le premier état est le savikalpa samādhi, où l’esprit est absorbé dans un support subtil. La conscience demeure focalisée, lumineuse, mais il subsiste encore une forme de dualité : il y a l’expérience du samādhi et celui qui en fait l’expérience. Les pensées sont apaisées, mais non totalement dissoutes. C’est un état d’unité partielle, encore traversé par des impressions mentales très fines.
Le second état est le nirvikalpa samādhi, dans lequel toute activité mentale cesse complètement. Il n’y a plus ni forme, ni temps, ni identité personnelle. L’absorption est totale, sans support, sans pensée, sans observateur distinct. C’est le silence absolu, la dissolution complète de l’ego. Cependant, même cet état demeure temporaire : il apparaît et disparaît, et le yogi revient ensuite au monde.
Le troisième état est le sahaja samādhi, le samādhi naturel et permanent. Ici, il ne s’agit plus d’un état obtenu par la méditation, mais d’une stabilisation définitive de la conscience réalisée. Le sage ne “rentre” plus en samādhi : il demeure établi dans le Soi en toutes circonstances. Chaque action, chaque parole, chaque geste est imprégné de cette présence silencieuse. Les sens ne troublent plus la conscience ; ils deviennent transparents. L’équanimité est totale, spontanée et ininterrompue. Dans cet état, il n’y a plus de différence entre méditation et action : la paix intérieure demeure, quelles que soient les situations extérieures.
Ainsi, les trois états de samādhi décrivent un chemin qui va de l’absorption concentrée à la liberté naturelle du Soi réalisé, où la conscience demeure stable, claire et paisible en permanence.
Le rôle du swami, du Guru dans tout cela
Dans les traditions, seul un maître humain peut accompagner ou reconnaître un chemin intérieur mais pas que, dans le cas du Guru des Gurus et d’autres Maîtres dont la résidence n’est plus la planète Terre le Maître apparaît même totalement incarné pour aider son disciple. L’usage du mantra reçu du Guru est très important dans la pratique ainsi que tout ce que le Maître transmet ou infuse.
Bénédictions à tous les lecteurs qui passent par ici, la persévérance et la foi inébranlables sont toujours profitables par Sa Grâce