
Mantra Merveilleux pour adorer le Seigneur Krishna
!!!!Gloire au Seigneur Krishna !!!!
Le Bienheureux dit :
XIII YOGA DE LA DISTINCTION DE LA MATIÈRE ET DE L’IDÉE
Traduction par Emile Louis Burnouf
Libr. de l’Institut, 1861
Le Bienheureux dit :
1. Le Bienheureux dit : « Fils de Kuntî, ce corps est appelé Matière, et le sujet qui connaît est appelé par les savants Idée de la Matière.
2. Sache donc, fils de Bhârata, que, dans tous les êtres matériels, je suis l’Idée de la Matière. La science qui embrasse la Matière et son Idée est à mes yeux la vraie science.
3. Apprends donc en résumé la nature de la Matière, ses qualités, ses modifications, son origine, ainsi que la nature de l’Esprit et ses facultés.
4. Ces sujets ont été bien des fois et séparément chantés par les Sages dans des rythmes variés, et dans les vers des Sûtras brâhmaniques qui traitent et raisonnent des causes.
5. Les grands principes des êtres, le moi, la raison, l’abstrait, les onze organes des sens et les cinq ordres de perceptions ;
6. Puis le désir, la haine, le plaisir, la douleur, l’imagination, l’entendement, la suite des idées : voilà en résumé ce que l’on nomme la Matière, avec ses modifications.
7. La modestie, la sincérité, la mansuétude, la patience, la droiture, le respect du précepteur, la pureté, la constance, l’empire sur soi-même ;
8. L’indifférence pour les choses sensibles, l’absence d’égoïsme, le compte fait de la naissance, de la mort, de la vieillesse, de la maladie, de la douleur, du péché ;
9. Le désintéressement, le détachement à l’égard des enfants, de la femme, de la maison et des autres objets ; la perpétuelle égalité de l’âme dans les événements désirés ou redoutés ;
10. Un culte constant et fidèle dans une union exclusive avec moi ; la retraite en un lieu écarté, l’éloignement des joies du monde ;

11. La perpétuelle contemplation de l’Âme suprême ; la vue de ce que produit la connaissance de la vérité : voilà ce qu’on nomme la Science ; le contraire est l’Ignorance.
12. Je vais donc te dire ce qu’il faut savoir, ce qui est pour l’homme l’aliment d’immortalité : Dieu, sans commencement et suprême, ne peut être appelé un être ni un non-être ;
13. Doué en tous lieux de mains et de pieds, d’yeux et d’oreilles, de têtes et de visages, il réside dans le monde, qu’il embrasse tout entier.
14. Il illumine toutes les facultés sensitives, sans avoir lui-même aucun sens ; détaché de tout, il est le soutien de tout ; sans modes, il perçoit tous les modes ;
15. Intérieur et extérieur aux êtres vivants également immobile et en mouvement, indiscernable par sa subtilité et de loin et de près ;
16. Sans être partagé entre les êtres, il est répandu en eux tous ; soutien des êtres, il les absorbe et les émet tour à tour.
17. Lumière des corps lumineux, il est par-delà les ténèbres. Science, objet de la science, but de la science, il est au fond de tous les cœurs.
18. Tels sont, en abrégé, la Matière, la Science, et l’objet de la Science. Mon serviteur, qui sait discerner ces choses, parvient jusqu’à mon essence.
19. Sache que la Nature et l’Âme sont toutes deux sans commencement. Quant au commencement. Quant aux modes et attributs ils procèdent de la (seule) Nature.
20. La Nature est appellée « cause » en tant qu’elle est à l’origine de la relation entre les effets et leurs antécédents ; l’âme est (aussi) appellée « cause » en tant qu’elle est à l’origine de l’expérience du plaisir et de la douleur.

21. La monade spirituelle, immergée dans la Nature, y fait l’expérience des attributs issus de celle ci. Son attachement à ces attributs entraîne ses renaissances en de bonnes comme en de mauvaises matrices.
22. La monade spirituell suprême, quand elle réside dans un corps, est appelée témoin, approbateur, soutien, porteur des affects , Grand Seigneur et Soi Ultime.
23. Celui qui connaît ce Principe et la Nature avec ses modes, en quelque condition qu’il se trouve, ne doit plus renaître.
24. Plusieurs contemplent l’Âme par eux-mêmes en eux mêmes ; d’autres, par une union rationnelle ; d’autres par l’Union mystique des œuvres ( 24. (traduction de Michel Hulin : « Certains, à force de méditer, découvrent le Soi dans le Soi et au moyen du Soi. D’autres le découvrent par une démarche intellectuelle, d’autres encore par la discipline de l’action ».
25. D’autres enfin, qui l’ignoraient, apprennent d’autrui à la connaître et s’y appliquent : tous ces hommes, adonnés à la Science divine, échappent également à la mortalité.
26. Quand s’engendre un être quelconque, mobile ou immobile, sache, fils de Bhârata, que cela se fait par l’union de la Matière et de l’idée.
27. Celui-là voit juste qui voit ce principe souverain uniformément répandu dans tous les vivants et ne périssant pas quand ils périssent ;
(Michel Hulin traduction : 27. Celui qui voit que le Suprême Seigneur réside pareillement dans tous les êtres, impérissable au milieu des être périssables, celulà voit vraiment.
28. En le Seigneur égal et présent en tous lieux et partout, il ne se fait aucun tort (ni violence) à lui-même et il entre, par après, dans la voie supérieure (C’est ainsi qu’il parviendra au Suprême séjour (traduction Michel Hulin).
29. S’il voit que l’accomplissement des actes est entièrement l’œuvre de la Nature et que lui-même n’en est pas l’agent, il voit juste.
30. Quand il voit l’essence individuelle des êtres résidant dans l’unité et tirant de là son développement, il marche vers Dieu.
30. (traduction Michel Hulin : « Quant il vient à comprendre que la foule des existence particulières trouve sa source en un être unique et n’en est qu’une simple extension, alors il atteint Brahman « .

31. Comme elle est exempte de commencement et de modes, cette Âme suprême inaltérable, fils de Kuntî, tout en résidant dans un corps, n’y agit pas, n’y est pas souillée.
32. Comme l’air répandu en tous lieux, qui, par sa subtilité, ne reçoit aucune souillure : ainsi l’Âme demeure partout sans tache dans son union avec le corps.
(Michel Hulin traduction du Sloka 32 : de même que l’éther omniprésent échappe à toutes souillures, de par sa subtilité, de même le Soi, partout présent dans le corps, n’en n’est pas souillé.
33. Comme le Soleil éclaire à lui seul tout cet Univers : ainsi l’Idée illumine toute la Matière. « Le Maître du champ illumine la totalité du champ » (Traduction Michel Hulin)
34. Ceux qui par l’œil de la Connaissance, ont ainsi reconnu la différence séparant le champ de son connaissant, et comment on s’affranchit de la Nature et des êtres, parviennent au Suprême séjour. (Version la Bhagavad Gîta ou le Chant du Bienheureux, traduction Michel Hulin)

Certains slokas (versets) ont été ajouté ou semi ajouté pour une meilleure compréhension : la traduction recommandée est bien celle de Michel Hulin, que l’on peut trouver comme livre de chevet sous forme de livre de poche.

Soyez béni vous qui passez par ici Par Sa Grâce