Krishna portant la flûte dont il joue souvent
Si Dieu est Un et une « personne » nous, les bhaktas (les pratiquants du bhakti : bhakti yoga, soit le yoga de la vénération), les baktas, ceux qui vénèrent Dieu, nous aussi nous sommes chacun Un et plus encore nous sommes tous dans le Un. Ou on est ignorant de Cela ou bien nous sommes connaissant ou encore, nous pouvons être des « cherchants » de Vérité.
Et Il nous considère comme tel aussi infime que nous soyons dans l’immensité de sa création, Il nous considère chacun nous connaissant plus encore que nous même,
Il nous connaît comme un Père ou une Mère connaît son enfant totalement oui, Il, Dieu nous connaît chacun.
Sa grande et prestigieuse Intelligence connaît tout dans les moindres détails. Aussi nous pouvons ressentir son Être personnellement par Lui et ses intermédiaires ou émanation vivante.
Le danger dans cette ère de Kali yuga, c’est l’emprise des manipulateurs sur « toutes les entreprises », de les rentabiliser et de les falsifier jusqu’à rendre indisponibles des écrits précieux.
Néanmoins, Dieu ayant toute puissance peut maîtriser cela en nous inspirant la méfiance ou la découverte de la corruption tout en dispensant sa réalité et ce dont nous avons besoin et ce, au début tel un enfant que l’on allaite pour ensuite le voir prendre son élan dans la vraie vie, devenant spirituellement mature, discernant et libéré dans la toute puissance de son Amour Inaltérable et palpable.
Cet échange d’Amour entre le créateur et la créature peut demeurer dans la plus grande discrétion, sans cérémonie matérielle, sans temple, ni église, ormis le temple intérieur qui demeure telle un coupe ouverte prête à recevoir le nectar divin tout en demeurant à la fois dans le monde matériel et dans le monde spirituel.
Ce monde spirituel demeure à jamais primordialement éternel dans la libération acquise dès la naissance, au cours d’une vie, tout est prévu, tout est connu du Divin.
Pour bon nombre de vie dite humaine, la prise de conscience ne peut se faire pour diverses raisons : la fuite, les circonstances, ou l’orgueil ou la misère intérieure, les manques divers dont la faim et la soif, la souffrance non allégée, la compactisation de la matérialité du corps ne se croyant qu’un corps oubliant l’âme et autres corps subtils.
Aide toi et le ciel t’aidera: le Ciel source de toute inspiration et non la planète matérielle opacifiante centrée sur la matérialité.
Le Souffle ne traverse pas les choses opaques mais la lumière éclaire les ténèbres : elle peut être une source de grande douleur pour les êtres opaques qui ne ressentent pas cette sensibilité et n’ont pas la capacité de clarté consciencieuse liée à l’âme et à la Conscience d’êtreté.
Les esprits sensibles sont souvent attaqués du fait de leur conscience éveillée : les esprits contraires sentent cette supériorité de liberté intérieure et deviennent insupportables ; ils en sont inconscients. D’où la parole de Jésus Christ, remplie de compassion, de véritable compassion : « Pardonnez leur ils ne savent pas ce qu’ils font ». Les esprits sensibles sont conviés à une pratique personnelle spirituelle qui leur seront signifiés sur leur parcours d’une façon ou d’une autre.
L‘ union et la fusion du Créateur et de la créature ne trouve pas de mot descriptif même si le Christ Jésus exprime « Je demeure en toi et tu demeures en moi en parlant de son Père ». Il n’est pas facile d’exprimer la fusion, l’union du simple fait de l’incapacité à exprimer ce qui est inexprimable.
L‘humilité, le connais toi, l’observation permettent d’avancer sur un chemin ouvrant des portes insoupçonnées de nos capacités intellectuelles et créatives, d’une sensibilité et de dons reçus par la grâce divine.
C‘est ainsi que Dieu en tant que Père allaite et éveille à la Vie, la vraie, celle de l’âme : c’est le souvenir d’Être, Souvenons-nous…
Nous avancerons dans ces enseignements anciens car, il est utile d’affiner nos sens et nos perceptions et de nous souvenir de ce qui fût et est, et demeure infini.
Le soleil de Dieu se trouve déposé en nous comme une flamme. Cette flamme se ravive au contact du soleil et de la lumière divine ainsi s’épanouit la connaissance du vrai non falsifié par le matérialisme débauché de l’ère terrestre.
Alors nous sortons du temps tout en vivant intensément l’instant présent.
Notre conscience éveillée peut éveiller en nous des sentiments différents au fur et à mesure, une force grandit alimentée par la force divine et, le corps matériel est alimenté lui aussi par ce canal.
Notre vie sur terre est offerte et cadeau, cheminement, aventure passagère de quelques dizaines d’années peut être moins. La diversité des âmes est importante. Chacune a sa spécificité et l’Origine Une.
©Colinearcenciel
SRIMAD BHAGAVATAM
Chapitre PREMIER I
QUESTIONS POSEES PAR LES SAGES
VERSET 1
Je rends hommage à Sri KRSHNA, au Fils de VASUDEVA, qui est DIEU, l’omniprésente Personne Suprême. Je médite sur lui. Réalité sublime. Cause première de toutes les causes, et de qui émanent les univers manifestés, en qui ils reposent, par qui ils sont anéantis. Je médite sur Lui,Seigneur au rayonnement éternel, qui a directement et aussi indirectement conscience de toutes manifestation, et pourtant se situe au-delà de toutes.
C’est Lui et nul autre, qui à l’origine enseigna le savoir védique au premier être créé, Brahma en son coeur. Par lui, ce monde qui n’est qu’un simple mirage, prend apparence tangible, même pour les grands sages et les devas.
Par lui les univers matériels, produit illusoire des trois gunas, semble l’image de la réalité. Sur Lui donc, je médite, sur Lui qui est la Vérité Absolue, Vivant éternellement en son Royaume spirituel, à jamais libre de l’illusion
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