
Chers lecteurs et lectrices, Sur la toile circule un texte décrivant Krishna en comparaison avec Jésus-Christ. Le voici :
« Krishna de l’Inde. »
Les similitudes entre le personnage Chrétien et le messie Indien sont nombreuses: · Krishna est né de la Vierge Devaki,La Divine. ·
Son père était charpentier. · Sa naissance était attendue par des anges, des hommes sages et des bergers, et il se présenta avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe. · Il s’appelle Dieu des bergers. · Il fut persécuté par un tyran qui ordonna le meurtre de milliers d’enfants en bas âge. · Il était de naissance royale. · Il fut baptisé dans le Gange. · Il effectua miracles et merveilles. · Il ressuscitait les morts et guérissait les lépreux, les sourds et les aveugles. · Krishna utilisait des paraboles pour enseigner au peuple la charité et l’amour. · « Il vécut pauvre et il aima les pauvres. » · Il fut transfiguré devant ses disciples. · Dans certaines traditions, il mourut sur un arbre ou fut crucifié entre deux voleurs. · Il ressuscita d’entre les morts et monta au ciel. · Krishna est appelé « le Dieu-Berger » et le Seigneur des Seigneurs, et était considéré comme « le rédempteur, le premier-né, le Libérateur, le Mot Universel ». · Il est la seconde personne de la trinité et s’est proclamé lui-même la résurrection et la voie vers le Père. · Il était considéré comme « le Début, le Milieu et la Fin » (« alpha et omega »), comme un être omniscient, omniprésent et omnipotent. · Ses disciples lui donnèrent le titre de « Jezeus », ce qui signifie « pure essence ». · Krishna doit revenir se battre avec le « Prince du Mal », qui désolera la Terre. » – Massey. – (via J.P. Mouveaux.)
Ce texte n’est pas une description fidèle de Krishna dans la tradition hindoue. Il s’agit d’un parallèle construit par des auteurs du XIXᵉ siècle (comme Gerald Massey) qui cherchaient à montrer des ressemblances entre Jésus et des figures religieuses plus anciennes. Beaucoup des affirmations listées (naissance de la Vierge Devaki, crucifixion, baptême dans le Gange, etc.) ne correspondent pas aux récits authentiques des textes hindous et de l’histoire en ce monde.
Krishna :
Krishna est une incarnation (avatar) du dieu Vishnu.
Sa mère s’appelle Devaki, mais elle n’est pas décrite comme une “vierge divine” dans les textes hindous.
Son père n’était pas charpentier, mais Vasudeva, un noble de la dynastie Yadava.
Krishna est surtout connu pour ses exploits enfantins (vol de beurre, jeux pastoraux, miracles et lilas), son rôle dans la Bhagavad-Gîta et ses enseignements spirituels.
Les parallèles avec Jésus :
Des auteurs occidentaux ont construit des comparaisons pour montrer que les récits chrétiens s’inspiraient de mythes plus anciens.
On retrouve des motifs similaires (naissance miraculeuse, miracles, persécution par un tyran, mort et résurrection), mais ce sont des interprétations symboliques, pas des faits issus des textes sacrés hindologues.
Par exemple, Krishna n’a jamais été crucifié ni baptisé dans le Gange selon les écritures hindoues.
Origine du texte :
Gerald Massey (poète et théosophe du XIXᵉ siècle) est connu pour avoir écrit sur les “similitudes” entre Jésus et des figures comme Krishna, Bouddha ou Horus.
Ces écrits ne sont considérés aujourd’hui comme des sources historiques fiables.********************************************
En réalité Jésus et Krishna se ressemble et sont identiques en intensité d’Amour et d’Enseignements.
Par la Grâce Divine, jamais les hommes ne sont abandonnés par le Divin qui se manifestent sous forme humaine à tout moment depuis des millénaires.
Diffuser ce texte comme “vérité” sur Krishna peut induire en erreur, car il ne s’appuie pas sur les Purana ou la Bhagavad-Gita, mais sur des reconstructions occidentales.
Krishna est une incarnation (avatar) du dieu Vishnu, né de Devaki et Vasudeva.
Son enfance est marquée par des récits pastoraux : il grandit parmi les bergers, joue de la flûte, et accomplit des exploits enfantins (vol de beurre, protection du village contre les dangers).
Ses enseignements majeurs se trouvent dans la Bhagavad-Gita, où il explique le devoir (dharma), la dévotion (bhakti) et la voie spirituelle.
Il est célébré comme un Dieu de l’amour et de la compassion, proche des humbles et des dévôts.
Frise chronologique des avatars de Vishnu (Dashavatara)
Ordre traditionnel :
- 🐟 Matsya – Poisson (sauve les Vedas du déluge)
- 🐢 Kurma – Tortue (soutient le mont Mandara)
- 🐗 Varaha – Sanglier (sauve la Terre des eaux)
- 🦁 Narasimha – Homme-lion (protège Prahlada, détruit Hiranyakashipu)
- 👣 Vamana – Nain (reprend l’univers au roi Bali)
- 🪓 Parashurama – Guerrier à la hache (détruit les rois corrompus)
- 🏹 Rama – Prince d’Ayodhya (héros du Ramayana)
- 🎶 Krishna – Berger divin (enseignements de la Bhagavad-Gita)
- 🧘 Bouddha (selon certaines traditions) – Sage (enseigne la compassion)
- 🐎 Kalki – Guerrier futur sur un cheval blanc (détruira le mal à la fin du Kali Yuga)
Vie de Krishna (simplifiée)Naissance : Mathura, fils de Devaki et Vasudeva, menacé par Kamsa.
Enfance : Jeux pastoraux, miracles (Govardhana, serpent Kaliya).
Jeunesse : Amour mystique avec Radha et les gopis.
Enseignements : Bhagavad-Gita → dharma, karma, dévotion.
Fin de vie : Touché par une flèche au talon : il retourne à sa forme divine.
Krishna est Amour, joie, compassion, sagesse.
Après la grande guerre du Mahabharata et la destruction de la dynastie Yadava, Krishna se retire dans la forêt de Prabhasa.
L’accident : Un chasseur nommé Jara aperçoit Krishna assis, méditant. La légende raconte que Jara voit son pied briller et le prend pour la gueule d’un cerf. Il tire une flèche.
La blessure : La flèche atteint Krishna au talon. Ce détail rappelle symboliquement la vulnérabilité d’Achille dans la mythologie grecque.
Révélation : Jara, horrifié, comprend son erreur. Krishna le rassure : ce n’est pas une faute, mais l’accomplissement du destin.
Fin terrestre : Krishna quitte son corps humain et retourne à sa forme divine, rejoignant Vishnu.

La mort accidentelle de Krishna n’est pas vue comme une tragédie, mais comme la fin d’un cycle.
Elle marque la transition vers le Kali Yuga, l’âge actuel selon la cosmologie hindoue.
Elle rappelle que même les avatars divins, lorsqu’ils prennent une forme humaine, acceptent les lois du destin.
Krishna ne meurt pas par violence volontaire ou crucifixion (comme dans les parallèles occidentaux), mais par un accident symbolique, qui souligne la fragilité de l’incarnation humaine et la continuité du cycle cosmique.
La fin terrestre de Krishna
Dans la forêt paisible de Prabhasa, le doux Krishna s’était retiré, après les guerres et les douleurs, assis en méditation, son regard tourné vers l’éternel.
Un chasseur nommé Jara, errant dans les bois, aperçut au loin une lueur brillante : le talon de Krishna, éclatant comme l’or.
Il crut voir la gueule d’un cerf, tendit son arc, et la flèche partit, perçant le pied divin.
Alors Krishna sourit, non pas de colère, mais de compassion. Il dit au chasseur : « Ne crains rien, ce n’est pas une faute. C’est le destin qui s’accomplit. »
Ainsi, l’avatar du Seigneur Vishnu quitta son corps humain, et retourna à sa demeure céleste, laissant aux hommes ses chants, ses jeux, ses paroles, et l’éclat éternel de son amour.
Ce récit est vu comme un passage symbolique : même l’incarnation divine accepte la fragilité humaine.
Dans la Bible, il n’y a pas de personnage qui meurt spécifiquement par le talon, mais l’image du “talon” apparaît dans la Genèse (3:15), où il est dit que la descendance de la femme écrasera la tête du serpent, et que celui-ci blessera le talon. C’est une image symbolique, pas un récit de mort comme pour Achille ou Krishna.
Le talon dans trois traditions
Chez Krishna Dans la forêt paisible, le pied divin brillait. Une flèche perdue, un geste accidentel, et le talon devint la porte de son départ. Non pas une défaite, mais l’accomplissement du destin, le passage vers l’éternité.
Chez Achille Héros invincible, rapide comme le vent, protégé par les eaux du Styx, mais un talon resta nu, oublié. La flèche de Pâris trouva ce point fragile, et l’invincible tomba, rappelant que nul mortel n’est parfait.
Dans la Genèse Un serpent guette, rampant dans la poussière. Il mord le talon, symbole de la lutte éternelle entre l’homme et le mal. Mais le talon écrase la tête du serpent, annonçant la victoire de la lumière sur l’ombre.
Le Talon
Le talon devient le symbole de la fragilité cachée, même chez les plus grands.
Il rappelle que la puissance divine ou héroïque accepte une part de vulnérabilité.
Dans chaque tradition, cette blessure n’est pas seulement une chute, mais une transition : vers la divinité, vers la mémoire héroïque, ou vers la promesse de Liberté
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